Une présence

Moment d’incertitude … et je pousse la porte de la chambre de cette dame, seule, sans visite, Ă  la frontière de la vie et de la mort. Elle gĂ©mit, s’agite, semble paniquĂ©e. Que vit-elle ?

L’infirmière m’a demandé de rester auprès d’elle. Je m’assois près du lit, pose ma main sur la sienne. Je respire en conscience, concentrée sur cette dame. Elle se calme, puis s’endort. Au bout d’une heure, il me semble qu’elle dort profondément et je me retire. J’ai le sentiment d’avoir agi comme on endort un enfant. L’infirmière me remercie, elle est aussi soulagée.

Michèle